Gilles Iniesta

Bonjour Gilles, peux-tu nous dire qui tu es et ce que tu fais?

Gilles Iniesta, je suis le président de l’association qui gère le projet Street Art City et avec mon épouse Sylvie, nous sommes aussi les instigateurs de ce fabuleux projet.

Je ne viens pas du monde de l’art. Je viens du monde de l’entreprise, j’ai toujours dirigé ou formé des équipes commerciales y compris jusqu’à ma dernière entreprise, revendue en 2003.

C’est aussi en 2003 que nous avons eu l’opportunité de racheter à France Télécom le site sur lequel est implanté Street Art City. Cet ensemble de 7000 m² de bâtiment sur 10 hectares de terrain était à l’abandon depuis 1992.

Cet ensemble n’était d’ailleurs pas notre premier intérêt lorsque l’on a acheté puisque ce qui nous intéressait, c’était le château qui se situe sur le terrain d’à côté — il servait aux colonies de vacances de France Télécom. Notre objectif était de réhabiliter le château en demeure privée ; c’est ce que nous avons fait et nous avons vendu le château en 2011.

A partir de là, on s’est retrouvé avec cet ensemble de bâtiments sur les bras, sans vraiment savoir quoi en faire. Abandonné depuis longtemps et à cause de la taille du site, ce lieu n’était pas simple à réhabiliter. Ce n’est que le 22 janvier 2015 que Sylvie, en se promenant sur le site, a eu la révélation : elle a fait l’association entre « ces trucs que l’on voit sur les ponts » — les graffitis — et ces bâtiments en plein cœur du bourbonnais que tout le monde trouvait moche. Puis elle est rentrée, elle a pris l’ordinateur, Google, elle a tapé « Graffiti » et à partir de là tout s’est enchaîné.

street art city 3Comment sont organisés les lieux ?

La priorité est donnée aux fresques murales sur les façades extérieures ; sur un total de plus de 22500 m², à ce jour, 9700 m² ont été réalisées.
Sur les 7 000 m² de bâtiment, il y a un espace galerie de 275 m² où sont présentées les œuvres sur toiles. Une salle de 240 m² réservée à la présentation des Solo Shows et plusieurs ateliers d’Artistes sur environ 280 m². Un bâtiment entier est réservé à l’hébergement des Artistes (chambres, réfectoire, etc.)
Et puis l’Hôtel 128, c’est l’ancien bâtiment de résidence des stagiaires des PTT. Il y a 128 chambres, le bâtiment n’étant pas réhabilitable en véritable hôtel, nous avons eu l’idée de transformer chacune des chambres en « œuvre cellule » que s’approprient les artistes venus du monde entier. En 2017, 51 œuvres cellules ont été réalisées, et nous allons continuer à partir de mars 2018.
Et le reste, ce sont les bâtiments intérieurs et extérieurs sur lesquels les artistes s’expriment librement.

Enfin, il y a également les bâtiments de stockage du matériel, et un bunker qui est un bâtiment où les artistes peuvent peindre, mais où l’on accueille aussi des ateliers avec des enfants.

Tu disais que vous ne venez pas du monde l’art, vous ne venez pas non plus du street art ?

Pas du tout. Sylvie est poète, elle écrit des textes. Moi, je suis musicien mais sans plus. Ça s’arrête là. C’est peut-être ce qui fait le « succès » de notre projet. Ne venant pas de ce milieu, nous ne sommes pas marqués, nous évitons de ne faire intervenir que des artistes qui nous plaisent, que l’on connaît ou qui ont un style bien spécifique. Puisque nous avons dû apprendre à connaître cette forme d’expression artistique, nous avons dû rapidement ouvrir la porte à des styles très variés.

On a aussi très vite compris qu’il fallait sortir des querelles de légitimité avec untel qui est légitime car il tapé un train, l’autre parce qu’il a fait les métros, encore un autre parce qu’il a fait du vandale dans la rue etc. Tout ça n’a pas d’importance — même si je reconnais que si on a la chance aujourd’hui de pouvoir admirer d’aussi belles fresques sur les murs, les nôtres comme ceux des villes, c’est aussi grâce aux pionniers qui ont eu le courage d’aller taguer y compris des trains, et des métros. Certains sont morts percutés par un train ou un métro, d’autres en tombant d’un immeuble parce qu’ils s’étaient mis en tête de poser un graff là où personne ne pourrait le recouvrir. Il faut leur rendre hommage car c’est grâce à eux si d’autres portes menant jusqu’à Street Art City ont pu s’ouvrir.

Une fois que Sylvie a eu la révélation, comment ça s’est passé ensuite ?

On s’est mis à chercher, gratter, décortiquer tous les coins d’Internet pour voir ce qu’il se faisait dans le monde. Nous avons découvert une forme d’expression artistique qui nous a interpellé, très vite séduit et qui aujourd’hui nous a complètement contaminé. Quand Sylvie et moi avons la chance de pouvoir bouger de Street Art City, on ne peut plus passer dans une ville sans observer les fresques qui sont faites, et aussi regarder les murs vierges en se disant qu’ici il y aurait une belle fresque à placer pour égayer la ville.

Citation-Gilles-Iniesta-1

On s’est donc renseigné sur tout : de la Tour 13 aux Five Points, de Copenhague à Mexico. Ensuite nous avions besoin de comprendre comment travaillent les artistes, donc nous en avons contacté et nous avons retenu les premiers artistes pour faire un mur, un peu caché — nous n’avions pas trop confiance en nous. Ils sont venus, nous les avons regardé faire avec attention  et à partir de là nous avons compris comment nous allions devoir travailler. Toute la deuxième partie de 2015 a été consacrée à se demander ce que nous allions pouvoir faire de ça, parce que faire peindre des murs pour notre ego personnel était sans intérêt.

Au cours de nos recherches, nous avons constaté qu’il y avait énormément de projets à travers le monde mais souvent sur des sites éphémères voués à la destruction, comme la Tour 13 ou alors des fresques s’inscrivant dans des projets d’urbanisme où l’art urbain est utilisé comme produit d’attractivité touristique, comme c’est le cas à Berlin, Copenhague, Londres ou même Bordeaux.
En revanche nous avons très vite constaté qu’il n’existait pas de résidence dédiée au street art. Nous nous sommes dit qu’il fallait exploiter cette brèche et donc nous avons créé ce qui est encore à ce jour la première et unique résidence artistique dédiée au street art dans le monde.

Nous sommes une vraie résidence : nous accueillons les artistes qui viennent du monde entier en résidence sur des périodes d’une à quatre semaines pour réaliser des fresques. Les artistes qui viennent sont complètement pris en charge : ils sont nourris, logés, blanchis et tout le matériel leur est fourni, des bombes de peinture aux nacelles élévatrices !

Ici, en plein milieu du Bourbonnais, au cœur de la France, nous accueillons des artistes en provenance des cinq continents et, dès l’ouverture, le public a répondu présent et c’est très vite devenu une attraction touristique incontournable. C’est incroyable !!

Street Art City est une association, les artistes sont accueillis à bras ouverts et c’est l’association qui les prend en charge, mais quel est votre business model ?

Nous avons créé une association pour gérer le projet, mais pour le moment nous avons surtout investi notre argent personnel. L’entrée est payante pour les visiteurs. Depuis l’ouverture au public en avril 2017, l’affluence des gens venant de toute la France et même de l’étranger nous permet d’envisager l’avenir sereinement. Les entrées couvrent une partie du fonctionnement même si pour le moment l’investissement initial n’est pas récupéré. Par ailleurs, nous prenons une commission sur la vente des toiles que réalisent les artistes, ce qui nous apporte un complément. Et enfin nous mettrons en place un espace boutique où nous vendrons livres, objets, etc.

Votre histoire est vraiment intéressante. J’étais vraiment curieux de savoir pourquoi vous aviez choisi d’ouvrir un lieu dédié au street art en Auvergne. En réalité, c’est l’inverse qui s’est produit, il se trouve que vous vivez en Auvergne et vous avez choisi d’ouvrir Street Art City ici parce que c’est la maison.

Tout à fait.

street art city

On pourrait se dire que le street art est un art qui est massivement présent dans les grandes villes et les grands centres urbains. Vous n’avez jamais eu d’inquiétude quant à l’ouverture d’un tel lieu dans l’Allier — qui est plutôt une zone rurale — ?

Effectivement, nous sommes dans une zone rurale. Toutefois, nous sommes en plein centre de la France et nous avons la chance d’être très bien desservis, que ce soit en voiture avec des accès proches de l’autoroute, en train avec les gares de Nevers et Moulins qui permettent d’atteindre Paris en 2h et Lyon en 3h. Nous avons beaucoup de chance de ce côté-là.

Pour répondre à ta question, Sylvie et moi-même partageons l’idée qu’il est possible de réaliser ce que l’on veut et où l’on veut, tant que ce que l’on fait présente un réel intérêt et que l’on « pose ses tripes sur la table ». Il faut s’investir totalement dans son projet et je dis souvent qu’il faut savoir semer aujourd’hui pour récolter plus tard.
La question ne s’est donc pas vraiment posée.
Quand nous avons constaté l’engouement des artistes autour de notre projet — rappelons qu’après les quelques premiers artistes, nous n’en avons plus jamais sollicité et qu’aujourd’hui plus de 800 artistes venus du monde entier nous ont contacté pour une résidence — nous nous sommes dit que le public suivrait forcément. Par contre, nous ne nous attendions pas à une fréquentation aussi importante aussi rapidement. Sur les cinq premières semaines d’ouverture, nous avions déjà accueilli des visiteurs venus de l’ensemble des départements de France métropolitaine.
Pour cette année 2018, nous avons même intégré des circuits touristiques de tour operators, de voyagistes et beaucoup d’établissements scolaires nous ont sollicité également. Dix-sept collèges parisiens nous rendront visite à partir de mars 2018, mais aussi d’autres collégiens de Lyon, Dijon, Montceau-Les-Mines, Chalon-Sur-Saône, Poitiers etc.
Donc non seulement nous n’en doutions pas, mais nous avons même été surpris par notre propre succès.

Justement, en parlant des établissements scolaires : avant que nous commencions la conversation tu me parlais de votre démarche citoyenne auprès des étudiants de tous âges, est-ce que tu peux nous parler de ce que vous avez déjà fait et ce que vous prévoyez pour le futur ?
Durant toute la saison 2017, nous avons accueilli beaucoup d’écoles et de collèges, à la fois pour la visite du lieu mais aussi pour avoir des échanges avec les artistes. Nous avons même parfois pu organiser des ateliers où les élèves ont pu s’essayer au graff.

Pour le futur, nous sommes très sollicités, non pas seulement par des enfants, des jeunes mais aussi par des clubs de peinture, ou même des clubs du troisième âge qui proposent des cours de peinture. Ils peignent généralement au pinceau et sont subjugués par le travail des graffeurs, ce qui fait naître en eux le désir de s’essayer à la bombe. Nous y réfléchissons, mais il n’est pas impossible que pour 2019, nous mettions en place des masterclass données par des artistes auprès du public parce que la demande est importante.

Quoi qu’il en soit nous accueillons toujours avec beaucoup de bienveillance les jeunes qui viennent faire leur devoir en rapport avec le street art ; nous recevrons dans pas longtemps une jeune femme qui prépare une vidéo sur le street art dans le cadre de son cursus en communication. Il y a beaucoup d’enfant de CM2 / 6ème qui viennent se renseigner, nous questionner, interroger les artistes pour faire leur devoir. Nous avons à cœur d’être un relais artistique et culturel. On a rapidement compris que l’éducation des jeunes est importante, car comme je dis toujours : « quand on fait de l’éducation artistique et culturelle (EAC) autour du street art, le C de culturel se transforme vite en C de civique. » Même si je reconnais que le street art vient du tag vandale et de la rue, nous ne pouvons pas inciter les jeunes qui viennent nous voir dans cette voie-là. Nous sommes obligés de leur enseigner le civisme, de leur expliquer qu’il y a d’autres formes d’expression que de tagguer des trains ou des métros.

C’est très important pour nous de faire passer ce message de civisme auprès des enfants. J’affirme que 100% des enfants qui s’essayent à la bombe chez nous n’irons jamais tagguer des mots vulgaires sur les murs de la gendarmerie parce qu’ils comprennent le principe de la démarche artistique.

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Et en prenant le contre-pied de ce que tu dis, peut-on craindre une institutionnalisation du street art, c’est à dire de le faire sortir de son milieu original où il s’exerce librement pour l’amener dans des lieux où il pourrait être contrôlé?

C’est une excellente question ; il y a une vraie réflexion à avoir sur ce sujet-là.

Si tu veux, je reconnais et j’ai un grand respect pour les gens qui ont eu le courage d’aller s’exprimer dans la rue au tout début. Mais aujourd’hui, nous ne pouvons pas nier et renier le droit de manger aux artistes. Il faut qu’ils gagnent leur vie, alors si l’artiste est un puriste, il pourra toujours trouver des murs rémunérés par le secteur public ou aussi dans le privé mais c’est compliqué à trouver et il y en a peu. Ou alors, il passe par la toile ou un autre support pour pouvoir vendre et gagner sa vie.
Pour prendre un exemple en comparaison : je dis toujours « La diligence a été inventée, c’était une voiture tirée par quatre chevaux pour transporter des voyageurs. Puis le train a remplacé la traction animale ; pour autant, ce n’est pas une raison pour cracher sur le TGV aujourd’hui. » La vie évolue, la société évolue, il est normal de s’adapter. Eh bien le street art c’est la même chose. Reconnaissons aux artistes le droit d’évoluer, de s’adapter ; cela n’enlève rien à leur talent ni aux racines mêmes du mouvement.

Je n’ai pas la sensation qu’à Street Art City nous institutionnalisons le graff, mais plutôt que l’on ouvre les yeux aux gens sur une forme d’expression qu’on leur a toujours appris à dénigrer car interdite, illégale, moche, etc.

Beaucoup de nos visiteurs, y compris des maires et des élus, nous disent qu’ils ne savaient pas que cela pouvait être aussi beau. En ce sens, je pense que nous ouvrons la voie vers une découverte du street art. Le street art, ce n’est pas bien si je le fais sur ta voiture, si je le fais sur une propriété qui n’est pas la mienne. Par contre, ça peut être très bénéfique si c’est fait en concertation. Chaque fois que je suis contacté par des villes pour des projets de street art, j’invite les élus à impliquer les écoles, les structures d’accueil pour personnages âgées, personnes handicapées ou foyer pour jeunes car je pense que la concertation apporte énormément.
Un exemple : nous avons reçu la visite d’un centre qui s’occupe de jeunes en difficulté situé près de Montluçon. Nous avons réussi à faire en sorte que le bus qui amenait ces jeunes amène également des personnes âgées de la maison de retraite de la ville. Les jeunes étaient peu nombreux, nous avons convaincu l’animatrice de remplir son car et ça a donné une expérience formidable. L’ensemble du groupe à apprécié la visite.

Je comprends, en fait il s’agit d’une démarche de légitimation plus que d’institutionnalisation ?

Je pense, oui. Parfaitement. Tout au moins en ce qui nous concerne.

Et pour les artistes, comment se passent les résidences ?street art city 2

Dans un premier temps, les artistes viennent se manifester auprès de nous, puis nous opérons une sélection difficile. Nous sélectionnons presque uniquement à l’aveugle, dirons-nous. La renommée de l’artiste, ou ce qu’il a pu faire avant n’est pas notre priorité. Nous tenons compte seulement de sa qualité artistique et esthétique. Nous privilégions plutôt les artistes émergents, même si bien entendu, nous avons reçu des grands noms (Mosko, Tarek, Nosbé, Wayne, Stinkfish, Treze, Anis, Shiro… voir la sélection sur le http://www.street-art-city.com) et que la saison 2018 ouvrira avec « une grosse pointure » puisque Marco 93 sera là.

Une fois que les artistes ont été présélectionnés, ils reçoivent des photos de murs vierges ainsi que leurs dimensions pour qu’ils puissent explorer quelques idées. Nous ne demandons jamais d’esquisse ou de travaux préparatoires : l’artiste a une liberté totale. Puis, en fonction de la dimension du mur qu’il aura choisi ou encore de son style & sa technique, de la complexité de la pièce qu’il souhaite réaliser, il va pouvoir rester entre une et trois semaines sur place : logé, nourri, blanchi. Nous pouvons héberger jusqu’à dix artistes en simultané.

Ils s’accordent tous à dire qu’être logé sur place c’est fabuleux, parce que ça leur donne une amplitude de travail énorme. S’ils veulent peindre jusqu’à 4h du mat’, ils le peuvent ; et de la même façon, ils peuvent choisir de ne se lever qu’à 11h pour travailler. Ils ont la machine à café sur place et à volonté. Et quand le repas est prêt, je sonne le clairon parce que le site est trop grand pour que je fasse le tour et que j’aille voir tout le monde. Ah ah ah. De plus, cela crée des liens entre les artistes desquels peuvent émerger des idées, des projets de collaborations. Par exemple, ça a permis à Garavato, le pochoiriste Colombien, d’aller exposer au Mexique avec Alaniz l’argentin ; ils se sont rencontrés ici.

Nous fournissons l’ensemble du matériel, donc bien évidemment la peinture sous toutes ses formes, les bombes, mais aussi les nacelles élévatrices etc.
On a coutume de dire que l’artiste arrive avec rien d’autre que ses vêtements et son talent. Nous le mettons dans une bulles de confort, il n’a rien d’autre à penser que créer.

Les artistes savent qu’en venant à Street Art City, ils vont bénéficier d’une médiatisation très importante. Ce lieu a fait l’objet de nombreux reportages ou de passages TV sur toutes les chaînes françaises mais aussi à l’étranger : Pays-Bas, Espagne, Allemagne, Belgique et même jusqu’en Australie. Et puis nous communiquons aussi beaucoup sur le web, que ce soit à travers le site ou les réseaux sociaux pour mettre en avant les artistes.
C’est l’objectif de Street Art City, mettre en lumière des artiste peu ou pas connu pour leur permettre de vivre de leurs talents.

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C’est quoi la suite, pour toi et pour Street Art City ?

Nous allons ouvrir au public le 30 mars 2018, avec quelques nouveautés. Quand les visiteurs viennent à Street Art City, soit ils ont la chance d’être là en même temps que les artistes et un contact va s’établir, soit pour ceux qui viendraient à un moment où il n’y aurait pas d’artistes (c’est très rare entre avril et septembre) nous allons diffuser un film qui présentera des artistes à l’œuvre et comment ils travaillent.

Le public venant de très loin, et à mesure que nous étoffons l’offre artistique la visite dure plus d’une demi-journée. Nous envisageons la possibilité d’implanter un food truck et de créer un espace snack où l’on servira des produits bio et locaux venu de la campagne environnante, afin que les visiteurs puissent profiter pleinement de la richesse des lieux.

Enfin, nous aurons un nouvel espace d’exposition où seront présentés les avant-premières de ce qui sera ensuite présenté à l’extérieur. La plus grande nouveauté pour 2018, c’est que Street Art City s’exportera probablement à Paris (et peut-être ailleurs …???!!) et présentera  les artistes dans un très bel espace en collectif ou en solo shows. Mais le lieu est encore tenu secret !!!

Qu’espères-tu apporter à demain ?

De la visibilité pour les artistes avant tout ! Nous avons pour ambition de contribuer à l’émergence de la scène du street art de demain. Nous recevons des artistes du monde entier, ils sont talentueux, ce sont des artistes que les galeries ont du mal à exposer — et ce n’est pas une critique, parce qu’il faut bien que les galleristes mangent aussi, donc ils ont intérêt à proposer des artistes connus — qui ne sont pas encore reconnus, et nous voulons vraiment les porter aussi haut que possible.

Et puis nous voulons rendre accessible cet art autant auprès du grand public qu’auprès des pouvoirs publics. Je pense que le mouvement général de l’histoire de l’art, nous montre que tout est déjà en bonne voie : dans toute l’histoire de l’art, le street art est le seul mouvement artistique à avoir conquis la planète en aussi peu d’années. Je suis assez confiant sur ce point-là.

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